Le savon en cube fait son grand retour dans nos salles de bain. Plus sobre, plus durable, souvent plus doux pour la peau que les gels douche parfumés, il coche toutes les cases du moment. Encore faut-il choisir le bon, car sous l’appellation savon de Marseille se cache le meilleur comme le pire.
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ToggleSavon de Marseille, savon de Provence : de quoi parle-t-on ?
Le savon de Marseille désigne un savon fabriqué selon le procédé marseillais, à base d’au moins 72 % d’huiles végétales, cuit en chaudron pendant plusieurs jours. Le savon de Provence forme une famille plus large : on y retrouve le cube traditionnel, mais aussi des versions enrichies en beurre de karité ou en amande douce, et des senteurs qui fleurent bon le Sud. Les savonneries provençales proposent aujourd’hui différents savons de Provence, en cube, en liquide ou en copeaux, pour le corps, les mains et même le linge.
La différence tient donc moins au nom qu’à la composition et au savoir-faire. Un vrai savon de Marseille reste brut et minimaliste ; un savon de Provence peut, lui, jouer la carte du soin et du parfum, tout en gardant une base végétale.
Comment reconnaître un vrai savon
Quelques repères simples évitent les contrefaçons, très fréquentes en grande surface :
- La mention 72 % d’huiles végétales estampillée sur le cube, avec le nom de la savonnerie.
- Une cuisson en chaudron selon le procédé marseillais, et non un savon industriel moulé.
- Une liste courte : idéalement sans colorant, sans parfum ni conservateur pour la version brute.
- Une teinte naturelle : vert olive quand il est à l’huile d’olive, beige clair pour les autres huiles végétales.
Méfiez-vous des pains vendus à bas prix, souvent à base de graisses animales ou d’huile de palme, colorés pour imiter l’original. Certaines maisons vont plus loin et affichent au minimum 95 % d’ingrédients d’origine naturelle, un bon indicateur de qualité.
Un mot sur les huiles : le savon de Marseille se décline en version à l’huile d’olive, plus verte et réputée nourrissante, et en version aux huiles végétales plus claires, parfois associées à l’huile de coprah pour une mousse plus généreuse. Lorsqu’il est authentique, aucun des deux ne contient d’huile de palme.
Quel savon pour quelle peau ?
Le bon choix dépend surtout de votre type de peau.
- Peau sèche ou qui tiraille : privilégiez un savon surgras ou à l’huile d’olive et à l’amande douce, plus nourrissant. Si votre peau tiraille et démange, un savon doux limite les agressions.
- Peau grasse ou mixte : un cube à l’huile végétale, sans surgras excessif, nettoie sans étouffer. Les hommes concernés trouveront des pistes dans notre guide pour soigner une peau grasse naturellement.
- Peau sensible ou réactive : optez pour une version sans parfum, la plus courte possible en ingrédients.
Bien l’utiliser au quotidien
Le savon solide s’utilise sur le corps et les mains, et avec modération sur le visage pour les peaux qui le tolèrent. Faites-le mousser entre les mains ou sur un gant, massez, puis rincez à l’eau tiède. Sur une peau réactive, mieux vaut éviter le contour des yeux et bien hydrater ensuite.
Pour qu’il dure, laissez-le sécher sur un porte-savon drainant, à l’abri de l’eau stagnante : un cube bien conservé tient plusieurs semaines. Ce geste simple s’intègre facilement dans une routine corps minimaliste, sans multiplier les produits.
Savon de Marseille ou savon d’Alep : lequel choisir ?
Deux savons naturels reviennent souvent dans la salle de bain : le savon de Marseille et le savon d’Alep. Le premier, à base d’huiles végétales (olive ou coprah), reste le plus polyvalent pour le corps, les mains et le visage. Le savon d’Alep, plus ancien, associe huile d’olive et huile de baie de laurier : plus le taux de laurier est élevé, plus il est riche et adapté aux peaux sensibles ou sujettes aux irritations. Les deux partagent la même philosophie : une liste courte, pas de parfum de synthèse, une fabrication à froid ou au chaudron. Le choix dépend surtout de votre peau : le Marseille pour un usage quotidien tout-terrain, l’Alep pour une peau réactive qui cherche de la douceur. Dans les deux cas, on vérifie la composition avant d’acheter, car les contrefaçons existent pour l’un comme pour l’autre.
Cube, liquide ou copeaux : le bon format selon l’usage
Le savon de Provence ne se limite pas au cube. En liquide, il est plus pratique pour les mains et se dose facilement près de l’évier. En cube, il dure plus longtemps, revient moins cher à l’usage et réduit les emballages, un vrai atout zéro déchet. Les copeaux, eux, servent surtout à la maison : lessive, nettoyage du linge délicat, entretien. Les maisons provençales déclinent aujourd’hui ces trois formats dans une même gamme de senteurs (lavande, verveine, fleur d’oranger), ce qui permet d’harmoniser salle de bain et buanderie sans multiplier les marques. Pour la peau, on privilégie le cube ou le liquide surgras ; pour la maison, les copeaux ou un savon brut sans parfum.
Un geste bon pour la peau et la planète
Revenir au savon solide n’est pas qu’une question de nostalgie. Un cube remplace plusieurs flacons de gel douche en plastique sur une année, et sa fabrication demande moins d’eau et d’additifs. Côté peau, une composition courte limite l’exposition aux tensioactifs agressifs et aux parfums de synthèse présents dans beaucoup de produits industriels. Le seul réflexe à garder : hydrater après la douche, car même un bon savon reste alcalin et peut assécher si on enchaîne sans crème. Pour une peau très sèche, on alterne avec un pain surgras. Bien choisi et bien utilisé, le savon de Marseille ou de Provence coche les deux cases qui comptent aujourd’hui : efficace pour la peau, sobre pour la planète.
Questions fréquentes
Le savon de Marseille convient-il au visage ? Oui pour beaucoup de peaux, mais avec parcimonie : une à deux fois par jour maximum, suivi d’une crème hydratante. Les peaux très sèches lui préféreront un nettoyant sans savon.
Est-il adapté aux peaux atopiques ? Une version brute et sans parfum est souvent mieux tolérée, mais l’eczéma reste un sujet de santé : en cas de plaques ou de démangeaisons persistantes, notamment la nuit, demandez conseil à un dermatologue.
Le savon de Marseille assèche-t-il la peau ? Utilisé avec modération et suivi d’une crème, il convient à la plupart des peaux. Les peaux très sèches ou très réactives lui préféreront un pain surgras ou un nettoyant sans savon, dont le pH est plus proche de celui de la peau.
Cube ou format liquide ? Le cube est plus économique et zéro déchet ; le liquide est plus pratique pour les mains et se dose facilement. Les deux existent en version provençale de qualité.






